Vous restez une année à Newcastle (2008) et vous faites une grosse saison. Donnez-nous le secret de votre réussite ?
Si c'était un secret, je ne vous le dirais pas (rires). Non c'est l'abnégation, beaucoup de travail et la prière. J'ai beaucoup travaillé. Je voulais me faire un nom, montrer mes qualités et mon potentiel. J'avais totalement conscience du fait que c'était une situation où personne ne me connaissait, ça pouvait prendre un peu de temps. Mais quand j'ai vu que je me sentais bien, je me suis dit pourquoi pas pousser un peu plus loin et s'imposer le plus rapidement possible ? Je ne me suis pas posé trop de questions, j'ai travaillé même quand c'était difficile et grâce à Dieu le travail a porté ses fruits.
On peut aussi dire que vous avez choisi le Cameroun parce que là au moins vous êtes sûr de jouer, ce qui n'est pas forcément le cas si vous aviez choisi la France.
Pas du tout. Même si j'étais sûr de jouer pour la France, je n'y serai pas allé. Quand on parle d'équipe nationale, si ton c½ur n'y est pas tu n'es pas à l'aise. Ce n'est pas une question de jouer ou pas ; même si je n'ai pas de place chez les Lions, je serai toujours avec le Cameroun. C'est une question de coeur. Quand tu chantes l'hymne de ton pays, ce que tu ressens, il n'y a rien de comparable.